Dans l’univers traditionnel du SEO, les organisations cherchaient à se positionner en tête des résultats sur des mots-clés précis afin de générer du trafic vers leur site web. Avec la recherche IA, cette logique a changé. Il ne s’agit plus de générer des clics, mais d’être mentionné dans une réponse générée par l’IA. Avec le Generative Engine Optimization (GEO), les contenus ne sont plus optimisés pour les moteurs de recherche, mais pour les moteurs de réponse. Cela exige une approche différente : non pas des dizaines de pages SEO autour d’un même sujet, mais des histoires, des analyses et des citations suffisamment intéressantes pour être utilisées comme source par l’IA.
Zéro clic, mais toujours pertinent
La recherche IA amplifie une tendance existante : le phénomène du zéro clic. De plus en plus, les utilisateurs trouvent les réponses dont ils ont besoin directement dans les résultats de recherche ou dans les réponses de l’IA. Si l’on mesure le succès uniquement en pages vues, cela peut ressembler à une perte ; pour les RP, c’est pourtant aussi une opportunité. Les retombées journalistiques, les citations d’experts et les éclairages d’actualité sont les éléments constitutifs des réponses générées par l’IA. Lorsque l’histoire de votre marque ou de votre client fait partie de ces réponses, vous êtes visible au moment précis où votre public recherche activement des informations. La visite d’un site web n’est plus indispensable ; la visibilité dépend désormais de l’autorité et de la crédibilité.
L’impact sur les RP et la création de contenu
En RP comme en contenu, le succès dépend moins d’un bon classement sur Google que du fait d’être reconnu comme une source fiable dans les réponses générées par l’IA. La visibilité journalistique reste essentielle : les retombées dans la presse spécialisée et professionnelle renforcent à la fois la réputation et la probabilité que l’IA cite votre organisation. Pour y parvenir, les contenus doivent être citables, courts, clairs et exploitables. Pensez à une citation forte, à une statistique concrète ou à un cas client unique. Dans ce nouveau paysage, ces éléments pèsent plus lourd que des explications générales que l’IA pourrait facilement générer elle-même.
Pour la production de contenu, cette évolution a trois conséquences : la profondeur reste essentielle (l’IA peut fournir des définitions, mais pas la nuance ni le vécu d’une bonne interview ou d’un bon cas client), des formulations claires et faciles à citer augmentent la probabilité d’être repris, et l’actualité et l’autorité se renforcent mutuellement, en combinant des commentaires rapides sur les développements du moment et une visibilité régulière dans les médias professionnels.
Dans le même temps, les contenus propriétaires (owned content) gagnent en importance. Les blogs, les livres blancs et les études publiés sur les sites web des entreprises servent de plus en plus de matière première aux systèmes d’IA. Pour Progress et ses clients, c’est une opportunité évidente : en structurant bien vos contenus propriétaires, en les publiant sous le nom d’experts identifiables et en les reliant à des thèmes d’actualité, vous augmentez les chances que l’IA y fasse référence. Les contenus propriétaires deviennent alors bien plus que de simples supports marketing. Ils deviennent une expression tangible du thought leadership au sein des réponses générées par l’IA.
Et maintenant ?
De nombreuses incertitudes demeurent. Quelle transparence les plateformes d’IA offriront-elles sur leurs sources ? Comment les organisations peuvent-elles éviter que leur marque soit sortie de son contexte ? Et comment mesurer l’impact de la visibilité zéro clic lorsque le trafic du site web diminue ? Autant de questions qui marqueront les prochains mois.
La mesure d’un score GEO n’en est qu’à ses débuts, mais certains outils font déjà leur apparition. Des plateformes de suivi des LLM telles que RankRanger ou Semrush vérifient si les marques sont citées dans les réponses générées par l’IA. Vous pouvez également mener vos propres expériences, en testant des prompts liés à votre marque dans ChatGPT ou Perplexity, ou en surveillant des signaux analytiques tels que le trafic référent. Ce n’est pas encore une science exacte, mais c’est un début pour comprendre la visibilité de votre marque dans la recherche IA.
C’est le moment d’explorer et d’expérimenter. Suivez où votre marque est mentionnée, variez vos formats de contenu et investissez à la fois dans la visibilité journalistique et dans celle de vos contenus propriétaires. Plus vous accumulez d’expérience dès maintenant, mieux vous serez préparé à la suite.
Nouvelles règles, mêmes fondations
La recherche IA change les règles, mais pas les fondations. Tout repose toujours sur un storytelling solide et des sources crédibles. Dans le même temps, la prudence reste de mise : les systèmes d’IA peuvent mal interpréter ou déformer l’information. Pour les équipes RP, cela implique de vérifier les faits en permanence, de surveiller le contexte et de garantir l’exactitude des informations. Ceux qui investissent tôt dans des contenus fiables et citables et dans une visibilité médiatique équilibrée (earned comme owned) prendront une longueur d’avance dans un monde où les moteurs de réponse déterminent de plus en plus ce que les gens voient.
Petrick de Koning
Petrick de Koning est créateur de contenu senior. Il aide les organisations axées sur la technologie à raconter des histoires complexes de manière claire, humaine et crédible. Attentif aux évolutions émergentes telles que l’IA et le GEO, il explore la façon dont la technologie peut contribuer à rendre les contenus plus pertinents, sans perdre la dimension humaine.