C’est le seul moyen de garantir que ses actualités soient diffusées avec succès dans le pays où vous êtes actif. Pour vous aider, nous avons réuni quatre conseils pour gérer les communiqués de presse américains en Europe :
1. Assurez-vous que l’actualité est pertinente
Avant d’annoncer sur votre marché local la signature d’un nouveau client américain, demandez-vous si ce client a une forte empreinte économique en Europe, et plus particulièrement dans le pays où vous êtes actif. Si ce n’est pas le cas, reconsidérez la pertinence d’annoncer qu’une certaine entreprise américaine a choisi votre produit et l’a déployé avec succès. Il en va de même pour les annonces de nomination. Si votre entreprise est peu connue dans votre pays, rares seront les médias qui s’intéresseront à sa direction américaine.
Dans ces cas, il est important de demander à votre agence locale d’expliquer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Cela vaut mieux que de simplement traduire et diffuser le communiqué de presse américain d’origine, puis de devoir expliquer à l’organisation pourquoi il n’a pas été repris. Veillez à ce que vos arguments soient clairs, convaincants et faciles à relayer.
2. Tenez compte des préférences du pays cible
Dans certains pays, les journalistes préfèrent accompagner les annonces de nomination d’une photo. Or, de nombreuses annonces de CEO ou de vice-présidents américains nouvellement recrutés en sont dépourvues. Et même lorsqu’on la demande, cette photo est généralement indisponible. Diffuser le communiqué de presse sans image agace souvent les rédactions, ce qui réduit vos chances de voir l’actualité reprise.
Par ailleurs, dans de nombreux pays, il est courant de relancer par téléphone après l’envoi d’un communiqué de presse. Ce n’est toutefois pas le cas dans bon nombre de pays européens. En réalité, neuf fois sur dix, c’est un journaliste agacé qui décrochera, ce qui nuira à la réputation de votre organisation. Aux Pays-Bas, par exemple, les relances par téléphone ou par e-mail sont perçues comme un coup de pouce supplémentaire donné à une actualité qui n’est manifestement pas assez intéressante ou pas assez claire en soi (autrement dit, le communiqué de presse est de mauvaise qualité). De plus, user de l’influence que vous pourriez avoir auprès des services commerciaux pour tenter de placer un article dans un magazine nuira probablement à votre relation avec le journaliste.
3. WIFM
De nombreux communiqués de presse américains du secteur IT ont tendance à encenser longuement un produit ou un service. Il est fantastique, innovant et leader de son secteur. Sans oublier inégalé, à la pointe de la technologie et unique. Mais ces communiqués oublient souvent de préciser ce que l’utilisateur a à y gagner. Aux Pays-Bas en particulier, les lecteurs de ce communiqué de presse ne s’intéresseront guère à cette avalanche de superlatifs. Ils veulent savoir en quoi le produit ou le service va les aider, ce qu’ils ont à y gagner : « what’s in it for me », WIFM !
4. Localisez le contenu
En matière de langue, les superlatifs ne sont pas le seul élément à revoir. Outre une surabondance d’adjectifs inutiles, les communiqués de presse américains présentent souvent d’autres caractéristiques que beaucoup d’autres publics cibles n’apprécient guère. Les longs termes composés du type « application performance enhancement solutions » peuvent être difficiles à traduire. Les appellations trop complexes pour désigner des notions courantes conviennent également moins aux communiqués européens. Des formulations telles que « an enhanced customer success team that seamlessly delivers on customer needs », au lieu d’un simple « service client », sont donc à éviter.
Les Néerlandais préfèrent des textes qui vont droit au but et se lisent facilement. Pour diffuser un communiqué de presse avec succès, il ne suffit donc pas d’en traduire le contenu : il faut le localiser, voire le réécrire. C’est le seul moyen de s’assurer qu’un communiqué de presse répond aux besoins de votre public cible.
Stella
Cet article de blog a été initialement publié sur le blog de Plexus PR.
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